Happy 2019 !

voeux2019

Je vous souhaite à tous une très belle année 2019, pleine de joies et d’accomplissements ! Et merci de me suivre article après article !

Pour ma part, cette période de fête a été l’occasion de me poser des questions sur l’avenir de ce blog, sur ce que je voudrais y mettre et comment… Qu’en pensez-vous ? Qu’est-ce que vous aimeriez y voir ? A quelle fréquence ?

Affaire à suivre dans les prochaines semaines, j’attends vos réponses !

Au salon du livre de jeunesse…

Vendredi dernier, j’ai été présenter mon book à des éditeurs, au salon du livre de jeunesse à Montreuil. C’était la première fois que je me lançais dans l’aventure des rendez-vous tremplin… Amusant quand on pense que j’ai 10 ans de carrière ! L’exercice a été hyper enrichissant : je n’avais pas sélectionné très sérieusement les maisons d’édition à rencontrer (c’est maaaaaaal), du coup, je ne correspondais pas au style d’illustration qu’ils aimaient mais cela m’a permis d’avoir des retours très intéressants sur mon travail.

Une image a été unanimement appréciée et sélectionnée comme la meilleure de mon book par les trois éditeurs que j’ai vu : c’est cette petite fille qui est en couverture du post. C’est drôle, je n’aurais pas parié sur elle, même si je l’aime beaucoup ! Ils aiment sa fraicheur, sa pose, la vigueur du trait…

J’ai eu un autre retour unanime : mon style d’illustration étant assez « adulte », ils me verraient bien illustrer des livres style guide voyage, livre de cuisine, sur le parenting ou le bien-être. Et cette idée me plaît énormément ! Un bon objectif pour 2019…

Du coup, voici mes conseils pour réussir vos rendez-vous tremplin 2019 :

  • Ne croyez pas que ces rendez-vous soient réservés aux jeunes diplômés : j’ai dépassé la limite d’âge mais j’ai réussi à obtenir un rendez-vous sur une simple demande. J’ai essayé de montrer au maximum ma motivation lors de mes échanges avec la personne en charge.
  • Sélectionnez bien les maisons d’édition à rencontrer. C’est un travail qui prend du temps ! Allez en librairie, suivez des maisons d’édition sur les réseaux sociaux pour savoir exactement quelle maison correspond à votre style. Le jour où vous aurez accès à la réservation des rendez-vous, vous n’aurez que quelques heures (voir minutes) pour vous décider, il sera trop tard pour faire ce travail…
  • Entraînez-vous à présenter votre travail en quelques minutes. C’est important de savoir ce que vous voulez dire et de quelle manière, et surtout d’avoir le retour de quelqu’un de confiance sur votre présentation avant d’aller au rendez-vous.
  • Ayez un « souvenir » avec vos coordonnées à offrir aux personnes que vous rencontrez : une jolie carte de visite, des cartes postales à choisir… C’est important de laisser une trace !
  • N’attendez pas trop de ces rendez-vous. Il est rare qu’ils débouchent sur un projet concret ! Mais ils sont un excellent moyen de sonder la qualité de votre book, et d’élargir votre regard sur votre travail afin de mieux cibler ensuite votre prospection.
  • Soyez prêt à vivre un moment assez désagréable en salle d’attente : il fait chaud, c’est très bruyant, on attend beaucoup, les gens sont stressés et pressés… Bref, ayez quelques moyens de vous détendre à portée de main pour garder le maximum de sérénité.

Pourquoi tu dessines ?

En ce moment, je suis le passionnant programme « She means Business ». C’est un programme mis en place par Facebook et Social builder qui a pour ambition de former 15000 femmes en France pour renforcer leur leadership, leur compétences numériques et leur esprit d’entreprendre. C’est la COO de Facebook, Shery Sandberg qui est à l’origine de cette idée (vous comprendrez pourquoi en regardant cette vidéo passionnante).

Au cours de ce programme, on nous demande de réfléchir sur ce qui nous anime, nos valeurs, notre vision. Pour ma part, c’est mon amour du dessin et du BEAU. Depuis que je suis toute petite, je dessine toute la journée. Créer de belles choses, des choses authentiques, me rend profondément heureuse, et la gratitude de la personne qui reçoit mon dessin me rend encore plus heureuse. Je suis persuadée que le BEAU n’est pas subjectif, qu’il existe un « beau » universel, authentique, qui touche l’humanité et qui l’élève. Je crois aussi qu’il n’y a pas de bien-être sans harmonie visuelle.

Pour dessiner, j’ai besoin d’un sujet. J’aime plus que tout répondre à une attente, à un besoin. Traduire en visuel ce que l’autre veut exprimer, et voir les yeux de cet autre s’illuminer (« tu as compris ce que j’essaye de dire!! ») est une immense satisfaction. Et pas seulement en dessin, mais dans tous les arts visuels.

Une amie récemment m’a dit que j’étais son « coach visuel » : c’est en travaillant l’identité visuelle de son entreprise ensemble qu’elle a réussi à mettre au clair ses valeurs et sa vision, et qu’elle se sent plus sûre d’elle pour vendre son expertise. Et moi j’ai adoré nos longs échanges, découvrir sa vision des choses, sa manière d’exercer son métier, et traduire tout cela visuellement.

Et vous, qu’est ce que vous anime dans votre métier ?

En illustration de cet article, un dessin pour Louis Vuitton (animation pour Noël).

Les marques et l’illustration

Utiliser de l’illustration pour une marque est un challenge. De prime abord, cela les attire. Puis elles abandonnent l’idée parce qu’elles ont peur de se tromper, d’être trop confidentielles. D’être marquées par la patte de l’illustrateur/rice. « J’ai peur que ça ne nous ressemble pas assez » « C’est peut-être trop segmentant »…

Et pourtant… De ce que je perçois, l’illustration apporte plus de chaleur, de proximité que la photographie, elle diffuse de manière plus incisive un esprit et une personnalité, elle marque mieux les esprits, elle est créative, concise… Elle est plus facilement utilisée dans la culture anglaise, il suffit d’aller voir la beauté de leurs packagings pour s’en rendre compte…  Et puis dans cette société de consommation en quête de sens et de proximité, quoi de plus touchant qu’un dessin, surtout s’il est fait à la main ?

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Je l’ai expérimentée personnellement lors d’ateliers d’illustration en point de vente de luxe. J’étais envoyée par l’agence Cobalt Création chez Louis Vuitton, l’Artisan Parfumeur ou Penhaligon’s pour illustrer des cartes accompagnants les cadeaux achetés par le client, pendant les périodes de fêtes. Le client se voyait offrir ce service et pouvait me demander d’illustrer ce qu’il voulait.

A chaque fois, l’émotion était là : le client était profondément touché, tellement reconnaissant de recevoir un dessin personnel et exécuté devant lui. J’ai aussi fait des ateliers gravure ou dorure sur cuir dans le même contexte, mais l’émotion n’était pas aussi forte. Il manquait une touche de magie que seul un dessin peut apporter…

Illustrations de Myriam Le Barbier, crées pour l’Artisan Parfumeur et Penhaligon’s

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Dessin de mode, un job incroyable…

Une illustratrice m’a raconté un jour qu’elle avait travaillé pour une grande Maison de Mode ; son travail consistait à participer à des essayages pour croquer la cliente dans sa robe de soirée, afin de lui offrir un souvenir particulier de ce moment. Les clientes étaient profondément touchées par ce geste, ce qui était très gratifiant pour elle, et parfait pour l’image de la Maison…

Ça m’a fait rêver : voir de près des robes somptueuses, les anecdotes qui doivent se dire pendant ces moments là, et surtout être la petite souris qui retranscrit la magie du moment…

Et j’adore travailler sur l’instant, retranscrire le geste, croquer le mouvement, l’ambiance, la couleur… C’est pour cela que l’aquarelle est un médium qui me convient bien. Aujourd’hui, je vous fait donc découvrir quelques-uns de mes dessins de mode…

 

Le jour où j’ai dessiné pour Chanel

Comme pour Maurice, c’est une histoire d’amitié avec la fondatrice de l’agence Cobalt Création. J’ai connu Aurélie sur les bancs de Penninghen. Nous nous sommes serrés les coudes pendant 5 ans pour survivre dans cette école d’art très exigeante.

Pour ce projet, elle m’a demandé de travailler des illustrations pour créer une animation de point de vente pour Chanel Joaillerie. L’idée était d’offrir à chaque client du point de vente une belle illustration exécutée devant eux pour accompagner le bijou qu’ils venaient d’acheter. J’ai donc travaillé autour des thèmes de Chanel Joaillerie : le lion, la comète et le camélia. Il fallait que mes illustrations soient réalisables facilement et rapidement tout en étant très pointues (on est chez Chanel quand même !) : dessin au trait, quelques touches d’aquarelle pour la couleur. Un vrai challenge…

J’adore travailler avec Aurélie, elle a milles idées à la minute, et un regard sûr et extrêmement juste. Elle a toujours eu l’intuition que l’art et l’artisanat pouvait sublimer et diffuser l’esprit des grandes marques de luxe ; ce sont les services qu’elle propose dans son agence. Ce n’est pas étonnant de voir sa très belle réussite professionnelle : elle travaille avec Dior, Guerlain, Hermès et beaucoup d’autres encore…La Comète - Chanel JoaillerieCamelia - Chanel Joaillerie

 

Je vous présente Maurice !

Il y a plus d’un an, j’ai fait une belle rencontre : « J’adore tes dessins, j’ai écrit une histoire pour enfant, ça te dit qu’on travaille ensemble pour la faire publier ? ». J’ai tout de suite adoré le texte de Clarisse, qui raconte l’histoire d’un petit garçon qui suit son rêve : devenir photographe. Travailler à 4 mains pour donner corps à Maurice s’est avéré être une belle expérience de création : chacune voit chez l’autre ce qu’il y a de mieux, et le fait ressortir, l’encourage. Je suis fière du résultat de notre collaboration et j’ai énormément appris au contact de Clarisse. Pour l’instant, « Maurice et la Sorcière de la rue Madame » n’a pas encore trouvé d’éditeur… A bon entendeur !

Couverture Maurice et la sorcière de la rue Madame littérature pour enfantmaurice-mockuppage intérieure Rouma - Maurice et la sorcière de la rue Madame littérature pour enfant